Le numérique accélère les mutations économiques et sociales
En 2019, pour la première fois, le chiffre d’affaires du commerce en ligne a franchi la barre symbolique des 100 milliards d’euros en France, dont 45 % pour l’achat de biens et 55 % pour l’achat de services.
Nous passons en moyenne 2h30 sur internet chaque jour, soit 4 fois plus qu’il y a 10 ans
Cette expansion de l’achat en ligne n’est qu’une facette de la révolution technologique à l’œuvre : en réalité, le numérique s’est invité dans chaque compartiment de nos vies, parfois de manière quasiment invisible. Nous passons en moyenne deux heures et demie sur Internet chaque jour, soit quatre fois plus qu’il y a dix ans et alors même qu’internet « grand public » était balbutiant il y a seulement 25 ans...
La moitié de la population française est « mobinaute », utilisant quotidiennement son smartphone pour accéder au web. En 2019, 42,2 millions de Français utilisaient le courriel pour communiquer. Six Français sur dix achètent sur internet. Plus des trois quarts d’entre eux se servent de la toile pour préparer leurs vacances et leurs sorties selon une enquête signée Opodo. Quand ils cherchent un emploi ou une formation, 88 % des Français cliquent, selon une enquête réalisée par Pôle emploi. La même proportion d’automobilistes (88 %) branche un GPS quand ils prennent la route, selon une étude commanditée par Mappy.
Le numérique est aussi porteur d’un changement profond des modes de relation dans la société. Il rend possible de nouvelles façons de vivre, de travailler, de s’entraider, d’échanger. Applications pour se rendre service entre voisins, alertes entre automobilistes pour signaler les dangers sur la route ou « covoiturer », sites de rencontres ou de petites annonces, communautés autour de centres d’intérêt, mobilisations via les réseaux sociaux, diffusion d’informations via des messageries instantanées, émergence de nouvelles solidarités grâce à l’outil numérique… Les modes de communication ont changé, vite et profondément.
Le Très haut débit constitue pour les territoires ruraux et ville moyennes une opportunité extraordinaire
Alors que la croissance urbaine semble connaître ses limites, caractérisée par une dégradation de la qualité de vie dans les grands centres urbains, la saturation des moyens de transport, la dégradation de l’environnement, le coût de l’immobilier, les problèmes d’insécurité, l’aspiration des Français à s’éloigner des zones à forte densité se fait plus forte : selon une enquête de Cadremploi, six cadres parisiens sur dix souhaitent quitter la capitale. Le Très Haut Débit, qui abolit le temps et l’espace, constitue dans ce contexte une opportunité extraordinaire pour les territoires ruraux et les villes moyennes qui voyaient leur population et leur activité économique décliner inexorablement depuis les années 1950. C’est, pour la Bourgogne-Franche-Comté, largement rurale avec ses 3 702 communes, une chance extraordinaire si les pouvoirs publics savent l’exploiter.
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